LE MUSEE DE LA CHAUSSURE MODERNISE

LE MUSEE DE LA RESISTANCE ET DE LA DEPORTATION RELEGUE AUX ARCHIVES,

QUE DEVIENT LE DEVOIR DE MEMOIRE ?

Lors du dernier conseil municipal du 30 mars dernier, la question de la modernisation du musée de la chaussure a été évoquée. Le musée de la chaussure est un incontournable du patrimoine culturel et touristique de la ville de Romans. Le monument qui l’abrite, le couvent de la visitation y est pour beaucoup. Finalisé au 17e siècle, d’une architecture splendide avec ces jardins à la française, le musée mérite en effet d’être mieux exploité et mis en valeur au sein de notre ville. D’ailleurs le projet d’étude effectué par l’ancienne municipalité d’Henri Bertholet l’envisageait déjà en 2013, tout comme notre programme aux dernières élections municipales.


Force est de constater que la fréquentation n’a fait que baisser depuis 2014, sans prendre en compte bien sûr la chute des entrées dûe à la fermeture suite aux intempéries de grêle puis de la crise sanitaire. Et malgré l’obtention du label qualité tourisme en 2015 et 2018, on peut noter que ni l’organisation des master de pétanque, ni le Tour de France n’ont eu comme conséquence une meilleure attractivité de la ville.


Il était donc important de penser autrement et d’être imaginatif pour attirer du monde… fallait-il pour autant mettre le musée de la résistance aux oubliettes ?

En effet quand le « projet scientifique et culturel sur la réorganisation du musée de la chaussure » est présenté sur une soixantaine de pages, c’est une petite phrase, presque anodine, qui nous informe que « le musée de la résistance fait l’objet d’une réflexion spécifique, hors du périmètre de l’étude ». C’est joliment dit lorsque l’on sait que le projet est de le reléguer aux archives municipales dans l’intimité de la petite rue des clercs.


On se souvient que ce sont d’anciens combattants et déportés qui avaient créé le musée. Ce sont leurs associations qui ont été mises devant le fait accompli au début du mois de février 2021 : le musée de la résistance et de la déportation ne sera bientôt qu’un vague souvenir. Bien sûr elles ont tout de suite alerté la population et les organisations politiques notamment de l’opposition. Par l’intermédiaire de Yasmina BOYADJIAN, nous avons souhaiter réitérer tout notre soutien et monter notre désaccord avec cette volonté d’enterrer ce musée. Car comment envisager les choses autrement, même si la municipalité indique que c’est pour « un projet plus ambitieux », avec la volonté de grouper plus largement avec l’histoire de la 2è guerre mondiale en Drome, et de moderniser ce musée en le numérisant. L’idée est intéressante mais ne doit pas se faire au détriment de la visite physique qui permet aux générations futures notamment aux groupes scolaires d’appréhender plus concrètement l’Histoire.